Le 8 décembre, des employés de l’aéroport de Toronto, lassés des menaces qui pèsent sur leurs emplois et sur la sécurité de leur retraite, se sont réunis pour parler des moyens de freiner l’incessante spirale vers le bas dans l’industrie du transport aérien.
La présidente de la section locale 2002, Leslie Dias, a confirmé aux employés et retraités présents que, partout au pays, autant chez les manutentionnaires au sol qui subissent la surcapacité de l’industrie que chez les techniciens d’entretien préoccupés par la sous-traitance des contrôles de sécurité et chez les retraités actuels et futurs qui craignent pour leur pension, la question est la même : « Que peut-on faire pour arrêter ce cycle? »
Cette rencontre a été la première d’une série de présentations qui seront livrées à travers le pays pour informer et mobiliser les membres dans le combat pour la sauvegarde de notre industrie et la protection de nos pensions.
« Le temps est venu pour nous d’agir », d’expliquer Mme Dias. Le gouvernement est à l’écoute. Pour la première fois depuis des années, on reconnaît que le gouvernement a l’obligation de protéger l’industrie. Les 17 et 18 décembre 2009, les ministres des Finances d’Ottawa et des provinces vont se réunir à Whitehorse. En tant que travailleuses et travailleurs canadiens, nous nous devons de nous faire entendre collectivement. C’est de notre situation financière et de notre avenir qu’il s’agit.
« Même quand la conjoncture est bonne, on a l’impression qu’elle est mauvaise parce que le problème est systématique », a expliqué l’économiste des TCA Jim Stanford. Il y a toujours une crise dans l’industrie du transport aérien. En voulant réduire leurs coûts, les transporteurs se tirent dans le pied les uns les autres. Qui est-ce qui gagne? Pas les travailleuses et travailleurs, pas les transporteurs, encore moins les consommateurs. M. Stanford pense que le temps est venu de combattre la déréglementation en luttant contre la surcapacité, en dénonçant l’arnaque du système de surveillance de la sécurité (SMS), en réclamant des investissements publics dans notre transporteur national, en dénonçant ceux qui veulent élargir encore plus le modèle Ciels ouverts et en continuant de défendre nos propres droits en tant qu’organisation syndicale.
« Le mot réglementation n’est pas un mot sale », a fait remarquer Peggy Nash, adjointe au président des TCA. La stabilité du revenu de retraite dépend de la stabilité de l’industrie. »
Les TCA travaillent en étroite collaboration avec le Congrès du travail du Canada (CTC) à la mise sur pied d’une campagne cruciale qui militera pour une réforme de la sécurité des retraites de tous les travailleurs et travailleuses canadiens. Sylvain Schetagne du CTC a fait valoir trois solutions pour venir à bout de la crise : doubler les prestations du RPC, bonifier la SV et le SRG, et créer une assurance pour les régimes de retraite d’entreprise.
Le message est clair, quel que soit l’employeur, le lieu de travail ou le statut d’emploi : le temps est venu de passer à l’offensive et de revendiquer les changements qui sont essentiels à l’amélioration de notre qualité de vie.
Nous espérons vous rencontrer tous et toutes lors des assemblées à venir. Nous vous informerons des dates et endroits dès que l’horaire sera finalisé.
Pour en savoir plus :
Leslie Dias, President